Énergies fossiles
Les énergies fossiles regroupent des sources d'énergie non renouvelables issues de la décomposition de matières organiques sur des millions d'années, comme le pétrole, le charbon et le gaz naturel.
Leur combustion, principale source d'émissions de gaz à effet de serre à l'échelle mondiale, est au cœur des enjeux de la transition énergétique.
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On les présente comme un problème à résoudre, ce qu'elles sont, en oubliant pourquoi elles se sont imposées : elles concentrent énormément d'énergie dans peu de volume, se stockent sans perte et se transportent partout. Les énergies fossiles ne sont pas un mauvais choix technique qu'il suffirait de corriger. C'est ce qui rend leur remplacement long, et ce qui rend utile de savoir où elles se trouvent dans une entreprise.
Que sont les énergies fossiles ?
Les énergies fossiles regroupent des sources d'énergie non renouvelables issues de la décomposition de matières organiques sur des millions d'années, comme le pétrole, le charbon et le gaz naturel.
Leur combustion, principale source d'émissions de gaz à effet de serre à l'échelle mondiale, est au cœur des enjeux de la transition énergétique.
Le mécanisme est simple à énoncer : ces sources contiennent du carbone stocké depuis des temps géologiques ; le brûler le renvoie dans l'atmosphère en quelques secondes. La différence avec la biomasse tient entièrement à cette échelle de temps — un arbre replanté reprend le carbone d'un arbre brûlé, un gisement de pétrole ne se reconstitue pas.
Les trois sources ne se valent pas. Le charbon émet le plus par unité d'énergie, le gaz naturel le moins des trois à la combustion, avec une réserve importante : les fuites de méthane le long de la chaîne d'extraction et de transport pèsent lourd, le méthane étant un gaz au pouvoir réchauffant très supérieur à celui du dioxyde de carbone sur le court terme.
Où elles se trouvent dans une entreprise ordinaire
Une petite structure croit souvent n'être concernée que par ses véhicules. Elle l'est par cinq canaux, dont trois sont invisibles sur ses factures.
Les usages directs d'abord : carburant des véhicules, gaz de chauffage ou de procédé, fioul d'un groupe électrogène. Ce sont les seuls qui apparaissent clairement.
L'électricité ensuite, dont le contenu fossile dépend du mix du pays et de l'heure. En France, il est faible en moyenne annuelle ; il ne l'est pas partout, ce qui compte pour une entreprise ayant des activités ou des serveurs à l'étranger.
Les matières enfin, et c'est le canal le plus sous-estimé. Les plastiques sont du pétrole transformé. Les engrais azotés sont fabriqués à partir de gaz naturel. Le ciment, l'acier et le verre demandent des températures que seules les fossiles atteignent aujourd'hui à cette échelle. Une entreprise qui n'achète pas un litre de carburant peut avoir l'essentiel de son empreinte dans ce qu'elle achète.
S'y ajoutent le transport de marchandises, presque entièrement fossile, et les déplacements professionnels, notamment aériens.
Questions fréquentes
Peut-on s'en passer complètement ?
Pas à court terme, et pas partout de la même manière. L'électricité, le chauffage des bâtiments et les véhicules légers disposent d'alternatives matures. La chaleur industrielle à haute température, l'aviation long-courrier, le transport maritime et certains procédés chimiques n'en ont pas encore d'équivalent déployable à grande échelle.
Le gaz est-il une solution de transition acceptable ?
C'est un des débats les plus vifs. Ses défenseurs soulignent qu'il émet moins que le charbon et qu'il apporte la flexibilité nécessaire à un système très renouvelable. Ses opposants relèvent les fuites de méthane et le risque d'enfermer des infrastructures pour des décennies. Les deux arguments sont techniquement fondés ; l'arbitrage est politique.
Que sont les actifs échoués ?
Ce sont des investissements — gisements, infrastructures, équipements — dont la valeur s'effondre avant la fin de leur vie prévue, parce que la réglementation, le prix du carbone ou le marché les rendent inexploitables. Le risque concerne les investisseurs, mais aussi toute entreprise qui achèterait aujourd'hui un équipement dont la valeur de revente dépend de ces règles.
Une PME a-t-elle un levier réel ?
Sur ses usages directs, oui, et il est immédiat. Sur ses achats, elle en a un par le choix de ses fournisseurs et de ses matières. Et elle en a un troisième, rarement identifié, sur la destination de sa trésorerie.
Ce qui fausse la comparaison des prix
Comparer le coût d'une énergie fossile à celui d'une alternative paraît simple et ne l'est pas, pour trois raisons.
La première est la volatilité. Les prix du pétrole et du gaz dépendent de décisions politiques, de tensions géopolitiques et de capacités de production. Un calcul de rentabilité fondé sur le prix du moment est un pari, dans un sens comme dans l'autre.
La deuxième tient aux soutiens publics. Les organisations internationales recensent chaque année des dispositifs, directs ou fiscaux, qui abaissent le prix payé par le consommateur final de ces énergies. Ces montants sont considérables et rendent la comparaison avec les alternatives moins franche qu'elle n'en a l'air.
La troisième est celle des coûts non payés : effets sur la santé de la pollution de l'air, dommages climatiques, coûts d'adaptation. Le prix du carbone vise précisément à en ramener une partie dans le prix ; c'est sa justification économique, et la raison pour laquelle il est appelé à monter.
Pour une décision d'investissement qui engage dix ou quinze ans, la conclusion pratique est la même quel que soit le point de vue : il faut tester le calcul avec un prix de l'énergie et un prix du carbone plus élevés qu'aujourd'hui, et regarder si la décision tient encore.
Le lien avec l'argent, moins connu que le lien avec le carbone
Un dépôt bancaire n'attend pas dans un coffre. Il est prêté, et il finance ce que l'établissement décide de financer, y compris l'extraction et les infrastructures liées aux énergies fossiles. Cette affectation n'apparaît sur aucun relevé de compte.
Plusieurs travaux d'organisations non gouvernementales publient chaque année l'exposition des grands établissements à ce secteur ; les méthodologies sont discutées, les ordres de grandeur ne le sont pas. Une entreprise qui réduit soigneusement ses déplacements tout en laissant sa trésorerie dans un établissement fortement exposé produit un résultat net difficile à défendre.
Le sujet est d'autant plus intéressant qu'il ne coûte rien à traiter. Réduire ses usages directs demande du temps, des travaux, parfois des investissements. Choisir où l'argent dort demande une décision, et elle se prend en une fois.
Énergies fossiles et Qileo
La première étape est toujours la mesure : combien l'entreprise dépense réellement en carburant, en gaz, en électricité et en achats intensifs en énergie. Ces montants existent dans la comptabilité et s'y perdent souvent, faute d'être suivis comme un poste à part entière.
Qileo catégorise les opérations au fil de l'eau et rattache les justificatifs aux opérations : ces dépenses se lisent mois après mois, et une évolution se repère avant d'apparaître au bilan. La vue unique de la trésorerie disponible, tous comptes confondus, évite d'oublier un compte et donc une partie des dépenses.
Surtout, les fonds déposés chez Qileo ne financent ni les énergies fossiles ni les industries controversées, et leur empreinte carbone est suivie. C'est exactement le levier décrit plus haut : celui qui ne demande ni travaux, ni changement d'organisation, ni arbitrage difficile.