Glossaire

Émissions de gaz à effet de serre (GES)

Les émissions de gaz à effet de serre correspondent aux rejets dans l'atmosphère de gaz qui contribuent au réchauffement climatique, comme le CO2, le méthane ou le protoxyde d'azote.

Elles proviennent de sources naturelles mais surtout, depuis l'ère industrielle, des activités humaines : combustion d'énergies fossiles, déforestation ou agriculture intensive.

Vous souhaitez ouvrir un compte indépendant ?

Ouvrez votre compte pro Qileo et bénéficiez d’un terminal SumUp.
Ouvrir un compte pro
Je n’ai jamais eu de retours aussi rapides et efficaces ! Les conseillers sont à l’écoute, attentifs et ultra professionnels !
Karim
5-stars rating

On dit « le carbone » comme on dirait la pollution, en désignant une chose unique. La réalité est un panier de gaz très différents, de durées de vie et de pouvoirs de réchauffement sans commune mesure, ramenés à une unité commune pour pouvoir être additionnés. Comprendre ce que recouvrent les émissions de gaz à effet de serre évite les deux erreurs les plus fréquentes : traquer le mauvais gaz, et agir sur le mauvais poste.

Que sont les émissions de gaz à effet de serre ?

Les émissions de gaz à effet de serre correspondent aux rejets dans l'atmosphère de gaz qui contribuent au réchauffement climatique, comme le CO2, le méthane ou le protoxyde d'azote.

Elles proviennent de sources naturelles mais surtout, depuis l'ère industrielle, des activités humaines : combustion d'énergies fossiles, déforestation ou agriculture intensive.

Le mécanisme physique est ancien et bien établi : ces gaz laissent passer le rayonnement solaire et retiennent une partie du rayonnement infrarouge renvoyé par la surface. Sans eux, la planète serait invivable de froid ; leur accumulation depuis deux siècles déplace l'équilibre.

Quatre familles concentrent l'essentiel de l'effet lié aux activités humaines. Le dioxyde de carbone, issu de la combustion et des changements d'usage des sols, majoritaire en volume et très persistant. Le méthane, venu de l'élevage, des déchets et des fuites d'hydrocarbures, bien plus réchauffant à court terme mais de durée de vie brève. Le protoxyde d'azote, largement agricole, lié aux engrais azotés. Et les gaz fluorés, utilisés en réfrigération et climatisation, émis en faibles quantités mais au pouvoir réchauffant considérable.

Pourquoi tout est ramené à un équivalent CO2

Additionner des gaz aussi différents suppose une convention. Chacun se voit attribuer un pouvoir de réchauffement global, qui rapporte son effet à celui du dioxyde de carbone sur un horizon donné — le plus souvent un siècle. Une tonne de méthane vaut alors un certain nombre de tonnes équivalent CO2.

Cette convention est pratique et elle a une conséquence qu'il faut connaître. L'horizon retenu change le résultat : sur un siècle, le méthane, qui se dégrade vite, apparaît bien moins problématique que sur vingt ans. Deux bilans utilisant des horizons différents ne sont donc pas comparables, et l'argument sert régulièrement dans les débats sur l'élevage ou sur le gaz naturel.

Une seconde précision évite un contresens fréquent : une tonne équivalent CO2 mesure un effet de réchauffement, pas une masse de carbone. Les émissions de gaz à effet de serre d'une entreprise s'expriment dans cette unité, et le raccourci « son carbone » désigne en fait l'ensemble du panier.

Questions fréquentes

La vapeur d'eau est-elle un gaz à effet de serre ?

Oui, et le principal en quantité. Elle n'est pourtant pas comptabilisée dans les inventaires, parce que sa concentration atmosphérique n'est pas pilotée par les rejets humains directs : elle dépend de la température. Elle agit comme un amplificateur de l'effet des autres gaz, pas comme un levier d'action.

Comment connaît-on les émissions d'une activité ?

Presque jamais par une mesure directe. On multiplie une donnée d'activité — litres de carburant, kilowattheures, kilogrammes de matière, montant d'achat — par un facteur d'émission issu de bases publiques. Le résultat est un ordre de grandeur, dont la précision dépend entièrement de la qualité de la donnée d'entrée.

Mesurer ou estimer, quelle différence ?

Une consommation relevée sur une facture est une donnée fiable. Une estimation à partir d'un montant dépensé traite deux fournisseurs très différents de la même façon. Les deux approches ont leur usage : la seconde suffit pour hiérarchiser des priorités, la première est nécessaire pour revendiquer une baisse.

Réduire ou compenser ?

Les deux ne sont pas interchangeables. Une réduction supprime une émission ; un crédit acheté finance un projet ailleurs, avec une incertitude sur sa réalité et sa permanence. Les référentiels sérieux imposent de les présenter séparément, et jamais comme une soustraction.

Ce que l'on confond avec elles

Trois confusions reviennent, et chacune conduit à agir à côté du sujet.

La première mélange émissions de gaz à effet de serre et pollution de l'air. Les particules fines et les oxydes d'azote dégradent la santé à proximité immédiate de la source ; les gaz à effet de serre agissent sur le climat, quel que soit l'endroit où ils sont rejetés. Les deux enjeux se recoupent souvent, ils ne se confondent pas, et une action peut améliorer l'un sans toucher l'autre.

La deuxième oppose l'inventaire d'un territoire et l'empreinte de ses habitants. Le premier compte ce qui est émis à l'intérieur des frontières, la seconde ce qui est émis pour satisfaire la consommation, y compris ailleurs. Un pays qui délocalise sa production améliore le premier sans réduire la seconde : c'est l'essentiel du malentendu sur les trajectoires nationales.

La troisième concerne la neutralité carbone. Elle a un sens à l'échelle de la planète, où les émissions résiduelles sont compensées par des puits. Appliquée à une entreprise qui achète des crédits, l'expression décrit une opération financière, pas un équilibre physique. Les autorités de régulation de la publicité encadrent d'ailleurs de plus en plus strictement son emploi commercial.

Où se trouvent réellement celles d'une petite entreprise

La répartition surprend presque toujours au premier exercice. Pour une activité de services, de négoce ou de conseil, les postes dominants sont les achats, loin devant, puis les déplacements — domicile-travail et professionnels — et le numérique quand l'usage est intensif. L'énergie des locaux, sur laquelle porte l'essentiel des efforts visibles, arrive souvent derrière.

Pour une activité de production, de transport ou de restauration, la hiérarchie change : matières, fret, énergie de procédé et fluides frigorigènes prennent le dessus. Ces derniers méritent une attention particulière, parce qu'une fuite de climatisation ou de chambre froide pèse lourd pour un volume dérisoire et qu'elle ne coûte presque rien à traiter une fois repérée.

La leçon pratique est constante : deux ou trois postes concentrent l'essentiel du total. Agir sur eux produit un effet mesurable ; agir sur le reste produit surtout de la communication. Le calcul détaillé n'est pas nécessaire pour établir cette hiérarchie, et attendre un bilan parfait pour commencer est la meilleure façon de ne jamais commencer.

La méthode de comptage, les périmètres et la répartition par scopes relèvent du standard international dédié, traité dans sa propre fiche ; l'objet de celle-ci est ce qui est émis, et par quoi.

Émissions de gaz à effet de serre et Qileo

Un inventaire d'émissions se construit à partir de la comptabilité : factures d'énergie, carburants, achats par catégorie, déplacements, transport. Quand ces pièces sont dispersées, la collecte coûte plus cher que l'analyse, et c'est la raison pour laquelle beaucoup de premiers bilans restent sans suite.

Qileo catégorise les opérations au fil de l'eau et rattache les justificatifs aux opérations : les postes qui alimentent le calcul sont déjà triés au moment de le faire, et la facture correspondante est accrochée au mouvement. La vue unique de la trésorerie disponible, tous comptes confondus, évite d'oublier un compte et donc une partie des dépenses. Les cartes physiques et virtuelles plafonnables, avec des droits par membre de l'équipe, rendent les dépenses de déplacement attribuables sans enquête.

Reste le poste qu'aucun inventaire d'entreprise ne fait apparaître : l'emploi des dépôts. Chez Qileo, les fonds ne financent ni les énergies fossiles ni les industries controversées, et leur empreinte carbone est suivie.